mercredi 17 juin 2015
jeudi 3 juillet 2014
Locales 2014, Commune d’OGO (Matam) : Amadou Kane DIALLO, sort de la mêlée sur fond de trahison.
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| Amadou Kane DIALLO, vainqueur de la commune de OGO locales 2014 |
Par Lamine Famara DIEDHIOU
La
coalition Benno Bokk Yaakaar, de la commune de OGO, en dépit de sa victoire aux
locales 2014, déplore et dénonce des actes, qu’elle qualifie de
« sabotage », de la part de certains responsables politiques, dont
Monsieur Abou LO, ancien Directeur Général de l’ARTP, de Monsieur Kalidou
DIALLO, ancien Ministre de l’Education, Monsieur Abdoulaye Dieng, le PCR
sortant, et de l’opérateur économique Tahirou DIA.
La
coalition BBY de OGO, les accusent d’avoir voulu « ternir l’image du chef
de l’Etat », faisant preuve « d’inélégances et d’immaturité
politique ».
D’après
la coalition, ces derniers ont préféré plutôt « soutenir
l’opposition », que de travailler pour la victoire de leur leader de
parti, Macky SALL. Un comportement vu comme une trahison, au moment où la
consigne semblait être l’unité sacrée autour du parti.
Cependant,
la coalition a tout de même salué la victoire, dès les premiers résultats
provisoires de ce lundi, de Monsieur Amadou Kane DIALLO, chef de file de la
coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) à OGO.
Elle
magnifie également au passage « les actes civiques opérés par tous les citoyens
Sénégalais, répondant à une démocratie symbolique de notre pays », selon
un communiqué dont nous avons reçu copie.
Locales 2014 : alternance générationnelle au pouvoir, Amadou Kane DIALLO ouvre la voie à OGO
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| Amadou Kane DIALLO, coalition BBY OGO |
Par Lamine Famara DIEDHIOU
Qui l’aurait cru ?
Ogo a fait son choix. Il s’appelle Amadou Kane DIALLO, tête de liste
proportionnelle, de la Coalition Benno Bokk Yakaar.
Longtemps détesté,
combattu, par ses frères de Parti, le jeune leader a su tirer son épingle du
jeu.
Cependant, Il aura tout
vu dans son ascension au sommet. De la forclusion, au bannissement en passant
par la diabolisation ; Monsieur Amadou Kane DIALLO, aura tout fait pour
échapper au démon de la division qui s’est installé dans cette paisible
localité du Fouta.
Il a voulu aider le président de la République, il l’a fait en
gagnant déjà une localité pour son président. Un grand service rendu à son
mentor, au moment où les ténors de Benno ont subi une raclée dans différentes
localités du Sénégal.
Une performance que ses
proches et collaborateurs ont salué à travers un communiqué de presse qui nous
est parvenu. Dans les colonnes, la coalition salue également, « la mesure
courageuse du Chef de l’Etat, qui consiste à faire participer à tous les
Sénégalais, en particulier ceux du monde
rural, dans la prise de décision, à travers
l’acte III de la décentralisation ».
Une participation à la prise
de décision que le jeune et talentueux leader Amadou Kane DIALLO, Président Directeur de l'entreprise BERGMAN, vient de
montrer la voie à tout jeune ambitieux sénégalais.
mardi 17 juin 2014
Genre et terrorisme: Près de 300 filles détenues par Boko Haram
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| Près de 300 filles dans les mains de Boko Haram |
Par Lamine Famara DIEDHIOU
ESSAI D'ANALYSE SUR LA PRISE D'OTAGE DES JEUNES FILLES PAR BOKO HARAM ET LEUR DROIT A L'EDUCATION
Introduction
Depuis plus de mois, le groupe islamiste
Boko Haram du Nigéria, tient en otage, près de 300 adolescentes âgées de neuf à
quinze ans. Le seul crime de ces filles c’est d’être à l’école. Boko Haram,
dont le nom en langue haoussa signifie "l'éducation occidentale est un
péché", est une organisation terroriste, qui vise à instaurer la loi
islamique au Nigéria. Depuis 2009, début de son insurrection armée, le
groupe a multiplié les attaques contre
les écoles. Mais l'enlèvement de ces jeunes lycéennes, suivi d'une
revendication vidéo où Abubakar Shekau, chef de l’organisation, menaçait de les
traiter comme des "esclaves", de les "vendre sur le marché"
et de les "marier" de force, a scandalisé l'opinion internationale et
a suscité une vague de solidarité. Cependant ce coup « d’exploit » de
la secte Boko Haram pouvait être prévisible, d’autant plus que le groupe
islamiste n’était pas à son premier essai de prise d’otage. Car, l’année
dernière le groupe avait pris en otage une famille française, libérée trois
mois après au Cameroun.
Ceci dit, comment est-on arrivé à ce stade ?
En quoi l’éducation pour une fille, quelque soit son origine est un crime en
soit ? Pourquoi plus d’un demi-siècle après l’adoption de la charte onusienne
des droits humains, l’éducation des filles constitue encore un problème dans
certaines contrées ?
Sur les récents événements au Nigéria, nous
essayerons d’abord de voir comment le Boko Haram est parvenu à devenir un
problème majeur. Ensuite se poser la question de savoir pourquoi les femmes
constituent –elles des cibles en période de conflit. Et enfin, s’interroger
pourquoi les conventions et autres pactes en matière de droits des femmes ne
sont toujours pas respectés.
I-
Boko
Haram, une épine au pied du Nigéria
L’insurrection islamiste Boko
Haram est fondée en 2002, par le prédicateur radical Mohamed Yusuf. Son
principal objectif est d’instaurer la loi islamique au Nigéria. Au départ, le
groupe, en dehors de ses sorties virulentes envers l’Etat du Nigéria,
n’entreprenait pas des actions armées. Sa principale revendication est la
création d’un Etat islamique dans le nord du Nigéria, à majorité musulmane.
Parmi les principales raisons
qui ont poussé cette branche armée à se rebeller, peut-on noter l’extrême
pauvreté qui existe dans la partie nord du Nigéria. Mais aussi, la présence des
puits de pétrole dans la zone qui ne profitent pas directement à la population
locale. Une situation qui a entrainé des frustrations et un sentiment d’abandon
de l’Etat. Une situation idéale, saisie par Boko Haram pour se forger une idée
et construire un discours plus ou moins nationaliste voire séparatiste. Le
groupe propose ainsi de rejeter l’occident et toutes ses pratiques, car le
considérant comme la racine de tous leurs maux. Les différents régimes qui se
sont succédé au sommet de l’Etat ont plus ou moins minimisé le problème, en le
réduisant en une simple rébellion interne. Cependant, depuis 2009,
l'insurrection islamiste a fait des milliers de morts, dont près de 2 000,
depuis le début de cette année. Aujourd’hui, le groupe opère par des attentats à la voiture piégée
et des kidnappings. C’est ce qui leur a fallu d’être catalogué finalement par
l’Etat du Nigéria et des Etats Unis comme une organisation terroriste.
II-
Pourquoi
s’en prendre aux Femmes ?
Depuis sa création, Boko
Haram s’en prenait uniquement aux intérêts de l’Etat du Nigéria, ainsi que les
intérêts des puissances occidentales. Des sabotages des pipelines de pétroles,
aux affrontements contre l’armée nigériane, en passant par les attentats contre les
missions onusiennes, en aucun moment, les femmes étaient ciblées. Cependant, le
14 avril dernier, à Chibok, environ 270 lycéennes sont kidnappées dans le dortoir
de leur école par le groupe islamiste. En s’en prenant aux filles, les
islamistes se sont trouvé une nouvelle arme de guerre. Et l’incroyable tapage
médiatique qui s’en est suivi a contribué à renforcer leur image en publicité.
D’ailleurs, le mouvement islamiste voudrait même échanger quelques filles contre
leurs « frères », emprisonnés à Lagos.
Et,
faut-il le reconnaitre, au cours des conflits, la violence contre les femmes
est souvent utilisée comme arme de guerre, pour déshumaniser les femmes ou les
hommes et terroriser la communauté à laquelle ils appartiennent. Le viol et
d’autres formes de violence sexuelle sont utilisés de façon ciblée pour semer
la terreur.
Pour le cas des filles de Chibok les actes
perpétrés par le groupe armé se soustraient complètement à la justice. Les
auteurs ont agit par opposition et/ou par défi au pouvoir central. Ils n’ont
que faire des lois et règlements, instaurant la citoyenneté, la démocratie et
le respect de la dignité humaine, principalement celle de la Femme.
III-
L’éducation
des filles n’est elle pas un droit acquis depuis longtemps ?
Les Nations Unies ont
élaboré des conventions et autres pactes en matière de droit des femmes, afin
de lutter contre la discrimination dont celles-ci sont encore l'objet et
promouvoir l'égalité des droits entre les Hommes et les Femmes.
Parmi ces
textes, nous avons la déclaration universelle des Droits Humains,
la Convention sur 1’é1imination de toutes les formes de
discrimination à 1’égard des femmes et
la Convention contre la discrimination dans l'éducation adoptée le 14 décembre
1960. Nous avons aussi Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard
des femmes (CEDAW). Le but, c’est éliminer la discrimination et
promouvoir l'égalité des chances et de traitement dans les domaines de
l'Éducation.
Le terme
discrimination inclut toute distinction, exclusion, limitation ou préférence
qui serait basée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion... et
dont l'effet annulerait l'égalité de traitement dans l'éducation. Donc, l’acte
de Boko Haram avec ses intentions douteuses à l’encontre des filles enlevées
n’est aucunement louable. Si l’on se réfère aux différents textes précités,
leurs revendications déconstruisent tous les efforts entrepris pour l’égalité
des sexes dans l’éducation.
Faut savoir
également, que la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, tenue à Beijing
en 1995, a réaffirmé que l'exercice des libertés fondamentales pour les femmes
et les filles est une priorité pour les gouvernements ainsi qu'un facteur
essentiel de la promotion de la femme. Elle a mis l'accent sur le fait que les
gouvernements ou même les groupements rebelles comme Boko Haram, doivent non
seulement s'abstenir de violations des droits fondamentaux des femmes, mais
aussi s'employer activement à promouvoir et à protéger ces droits. Car, toutes
les études ont montré qu’il est impossible de nos jours de parler de
développement sans la présence des Femmes. Elles sont devenues des actrices
incontournables à part entière dans les projets et programmes de développement.
Donc c’est un paradoxe voire une utopie de vouloir réduire les femmes à
l’esclavage comme le présume le groupe Boko Haram.
Conclusion
En définitive, nous estimons que,
pour que les droits reconnus aux femmes soient effectifs, il faut que le cadre
juridique de l'égalité entre les sexes soit renforcé un peu partout dans le
monde, notamment au Nigéria. Et il doit se rapprocher des exigences des
différentes Conventions et textes internationaux. Aussi, les mécanismes de
sanction contre les atteintes aux droits de femmes doivent être améliorés et
les tribunaux doivent se montrer plus enclins à garantir le respect de la
législation sur le droit des femmes. Egalement, les gouvernements doivent
reconnaitre la nécessité d'assortir leur législation de dispositions
complémentaires, y compris de réformes sociales, pour assurer la réalisation
des droits des femmes dans les faits.
samedi 17 mai 2014
Veillée religieuse à l’Ucad : le Campus dans tous ses "Coureuls"
Par Lamine Famara DIEDHIOU
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| Illustration d'un Dahira au Campus social |
Reportage
21h 30. L’université
est transformée en lieu de culte. De l’allée de la petite porte, au pavillon Q,
en passant par les pavillons A et B, résonnent des chants religieux. Devant le
pavillon des mariés se tient un groupe de jeunes hommes : le "Coureul" mouride. Les jeunes
talibés, par terre, font face à face en forme de cercle. Ils psalmodient les
poèmes du vénéré CHEIKH AHMADOU BAMBA, fondateur du "Mouridisme". Etonnant
de voir que la pénombre et le vent frais de ce soir, ne les ébranlent point. Sur
les bancs en béton de l’allée, quelques curieux par ci, un couple par là,
observent. Il y a quelques heures, l’endroit refusait du monde, avec les vas et
viens des étudiants.
Au milieu de ce groupe, un jeune à la
trentaine, crâne rasé, grand boubou bleu, crie sur toutes ses forces. « Bamba Merci ! Bamba Merci ! ».
Avec sa belle voix, Babacar de son nom, dirige le "Dahira" de ce
jeudi. Sa tâche : mener les chants. Au bout de 30 minutes de récital,
Babacar se mue en conférencier. Son thème : jeunesse, aujourd’hui. Il
fait un long monologue sur les dérives de la jeunesse d’à présent. « L’alcool, la violence, le sexe, affectent
notre espace universitaire. Il n’est pas étonnant qu’on découvre des cas
d’infanticide à présent, à l’Université. Et il y en aura, si on ne revient pas
aux enseignements de Sérigne Touba (…) », martèle-t-il. A ces mots,
ses condisciples semblent séduits par le discours. Ils reprennent de plus bel
les chants. Malick Dramé, la main collée à l’oreille gauche, enchaîne les
poèmes. Il prend ainsi, un malin plaisir à tonner sa voix, qui transcende
celles de ses camarades.
Sur la dernière ligne du groupe se trouve un
autre jeune, la vingtaine. Ses
« rastas » lui tombent aux épaules. Adossé sur un des rares
lampadaires qui peinent à éclairer cette allée, il filme tous les gestes et
mouvements de ses amis avec sa caméra.
22h 30. Le maestro Babacar marque une pause.
Il est suivi par le reste du groupe. Au même moment, arrive un jeune homme, aux
pas pressés. Il est en retard. D’un geste vif, Aliou, étudiant en première
année de lettres, se déchausse et s’installe aussitôt. Les manches de sa
chemise retroussées, il suit le rythme du récital en claquant ses petits
doigts.
A quelques cinq mètres des hommes, se trouve
le groupe des jeunes filles. Elles sont facilement identifiables, par leurs
voiles multicolores. Elles font face aux garçons. Les têtes baissées, elles chantent
en chœur. Mais à voix basse. Aïssatou Sidibé, de taille moyenne, a les mèches
qui sortent du voile. Elle est l’une des rares filles qui semblent ne pas
s’intéresser à ce que font les garçons. Elle se penche vers sa voisine, lui
murmure quelques mots à l’oreille. Toutes les deux s’éclatent de rire. « On aura tout vu dans cette
université », lance un observateur de la scène.
Tandis que le "Coureul" des mourides prenait sa pause, de l’autre bout du
campus, juste devant le pavillon B se tient un autre groupe religieux. Lui, a
beaucoup plus d’adhérents. Sur la façade du mur du pavillon, un grand poster du
marabout Sérigne Saliou Mbacké est apposé. Au sein de ce groupe, les hommes et
les femmes partagent le même espace. Chants, danses, "café Touba"
rythment la nuit. Ce second Dahira est
différent du premier par l’organisation et la façon de réciter. Il est beaucoup
plus divertissant. L’espace est mieux éclairé. La chaleur des fourneaux de café
Touba et des lampes néons réchauffent le public.
Tel un véritable artiste, Fallou, avec son
micro interprète un morceau dédiée au marabout Sérigne Saliou Mbacké. Les
camarades tapent sur des sortes de tam-tam. Filles et garçons exécutent des pas
de danse à plein régime. Le groupe offre ainsi un spectacle inédit. Les
passants sont intrigués. Dans quel pays on est, où la religion rime avec la
danse ?, lâche un passant en wolof. En effet, il est très curieux de
constater des "prétendus" religieux, effectuer des chorégraphies de
danse. Un constat qui écœure Monsieur Diallo, un vieux boutiquier du campus. « Je me demande s’ils ont réellement
compris les enseignements des "Sérignes". La danse dans la
religion ? Ça n’existe qu’au Sénégal », lance-t-il derrière ses
verres correcteurs. Cette jeunesse semble perdue.
Le paroxysme est atteint au moment où un
très jeune talibé tombe en syncope. Il, jette son livre par terre, et se met à
hurler de toutes ses forces. Deux de ses camarades interviennent. Ils finissent
par le maîtriser. Au bout de quelques minutes, il retrouve enfin ses esprits. « Gloire à Sérigne Touba »,
fit-il. « Ses paroles saintes m’ont
pénétrées », poursuit-il. Sur ces mots, tout le groupe se met à
embrasser la photo du marabout accroché au mur. C’est également le moment
choisit par les jeunes filles pour servir le "café Touba". A ces
images l’on s’interroge. Au Sénégal, y a-t-il une différence entre religion et
secte ? Et entre guide religieux et gourou ? La réponse n’est pas
aisée.
Les deux Dahiras précités ne sont pas les
seuls à connaitre une activité ce soir à l’Université. Car, en effet à la grande
mosquée, l’on peut entendre les récitals de coran des « Ibadous ».
Mais également des chants et « sabars » à la devanture du grand
pavillon A, fief des Tiantakounes. Toute une symphonie de chants religieux, qui
donne au campus social en une nuit, l’allure d’un « Magal Touba ».
En attendant que les autorités du Centre des
œuvres universitaires et sociales (COUD) trouvent une solution aux Dahiras du
campus, les « campusards » pour leur part, continueront de passer des
nuits blanches tous les jeudis.
International: « Le Monde diplomatique » disparaît…
Avec Le monde-diplomatique.fr
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| Quotidiens français dont la plus part reçoivent l'argent du contribuable |
A l’évidence, il
s’agissait d’une anomalie. Comme nous l’avions rapporté l’année dernière, Le
Monde diplomatique figurait à la 178e place des 200 titres de presse les plus
aidés par les pouvoirs publics en 2012, très loin derrière Le Monde (1er), Le
Figaro (2e), mais aussi Le Nouvel Observateur (8e), L’Express (9e), Télé 7
jours (10e), Paris Match(12e),Valeurs Actuelles (66e), Télécâble Satellite
Hebdo (27e), Point de Vue(86e), Closer (91e), Le Journal de Mickey (93e), Gala
(95e), Voici(113e), Prions en église (121e), Auto Moto (124e), Mieux vivre
votre argent (131e), Détente Jardin (167e), Spirou (172e)...
L’an dernier, Le Figaro
a battu Le Monde d’une courte tête pour devenir médaille d’or des publications
aidées par l’Etat (un peu plus de 16 millions d’euros chacun). Et Télé 7 jours…
a gagné une place (9e en 2013, avec 6 947 000 euros, soit 27 000 euros de plus
qu’en 2012).
Il faut féliciter
l’Etat pour sa scrupuleuse impartialité : les publications les plus
scandalisées par le montant des dépenses publiques, celles qui matraquent le
thème du « ras-le-bol fiscal » et se montrent les plus enthousiastes quand les
retraites sont gelées, n’ont pas pour autant été négligées par la « mama
étatique » — une formule de l’hebdomadaire Le
Point — lorsqu’elles ont tendu leurs sébiles en direction des ministères.
Le Point, justement, a
continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du
contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à
la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge
Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et
propriétaire du Figaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’Etat pour chaque
exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire.
Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Echos appartient à M. Bernard
Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien
économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques,
n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable...
L’Opinion est ce
quotidien lancé par M. Nicolas Beytout, avec des concours financiers dont la
transparence n’est pas absolue, mais au service d’une ligne rédactionnelle qui,
elle, ne laisse planer aucun mystère puisque c’est celle du Medef. La diffusion
payée du journal de M. Beytout est confidentielle (de mille à trois mille
exemplaires par jour en kiosques), mais sa seule survie permet à son créateur
de naviguer d’une antenne à l’autre et d’être très généreusement cité dans la
plupart des revues de presse. Ce qui, là encore, n’est pas donné à tout le
monde.
Le ministère de la
culture et de la communication, à qui il faut savoir gré de la publication,
très pédagogique, du montant annuel des aides publiques à la presse, prétend
que celles-ci « concourent à la modernisation et la diffusion partout dans le
pays d’une presse pluraliste et diverse. »
En nous versant un don,
que vous pourrez partiellement déduire de vos impôts, vous disposez d’un moyen
infiniment plus efficace de concourir à l’objectif que s’est assigné l’Etat —
avec un humour qu’on ne lui soupçonnait pas…
lundi 28 avril 2014
Viande Infecte au Campus: les étudiants dans tous leurs états.
Par Lamine Famara DIEDHIOU
| Découverte polémique sur une cargaison de viande au campus social de l'UCAD |
Très remontés contre
le service des cuisines, les étudiants ont commencé par saccager et bruler tout ce qui leur tombait sur la main. Des morceaux de côtelettes ainsi que des poulets entiers jonchaient à même le sol.
Sur cette énième découverte, les
étudiants affirment en avoir marre de consommer du « pourri » dans le
temple du savoir. Car cette « blague de mauvais goût », de la part
des services de la restauration du COUD n’est pas une première à l’UCAD.
Landing Badji, étudiant en comptabilité s’est souvenu du scénario de l’année
dernière. « On a déversé tout un
chargement de gros poissons pourris devant la direction du COUD. Et, ce n’était
pas des poissons ordinaires qu’on a l’habitude de voir tous les jours au
marché », lance –t-il. Les autorités abusent de notre ignorance pour
nous servir dans nos plats du « n’importe
quoi », renchérie-t-il, le cœur meurtri. Comme ce dernier, les
commentaires et accusations n’ont pas manqués ce soir. Certains affirment même
qu’il s’agit de la viande d’animaux sauvages. « Regardez ! Venez voir ! Constatez-vous-même qu’il ne
s’agit pas des côtelettes d’agneaux (…) », lance un étudiant hors de
lui. D’autres sont allés même jusqu’à dire que les cas de maux de ventre,
d’anémie et autres maladies dont se plaignent constamment les apprenants sont
les conséquences directes de la mauvaise alimentation au campus. D’ailleurs ce
soir "deux de nos camarades" ont été hospitalisés pour intoxication alimentaire,
révèlent des étudiants très en colère.
Les
autorités du COUD pour leur part, affirment qu’il ne s’agit aucunement de
viande avariée. Elles jurent même qu’il s’agit bel et bien de la viande d’Ovins en bon état.
Pour preuve, elles brandissent des cartons qui laissent lire: « Date péremption : 25/11/15 ». Cependant, elles
regrettent les conditions de conservation, qui selon eux sont à l’origine de
l’état de la viande. Des explications qui, néanmoins, n’ont fait qu’attiser les ardeurs des uns et
des autres. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre tard dans la nuit,
pour disperser des jeunes devenus de plus en plus incontrôlables.
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