jeudi 6 mars 2014

Ucad –Campus : Le Directeur du COUD siffle la fin des «tapages » nocturnes



Par Lamine Famara DIEDHIOU
Entrée principale du COUD
L’organisation de manifestations religieuses et culturelles, urbi et orbi, au sein du campus universitaire, sera bientôt recadrée. A en croire à Abdoulaye Diouf SARR, Directeur du centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), il ne s’agit pas d’interdire les activités religieuses, mais plutôt de les « encadrer ». 
Devant les journalistes, en marge de l’exposition : « Le COUD face à face : d’hier à aujourd’hui », le Directeur a tenu à  préciser que depuis sa prise de fonction, sa structure œuvre pour faire des campus sociaux, des « lieux conviviaux propices à la réflexion et à la production intellectuelle ». 
Et pour garantir la quiétude dans ces campus, le patron du COUD laisse entendre qu’il  ne « laissera plus n’importe quelle organisation religieuse faire ses activités n’importe quand, n’importe où, n’importe comment et jusqu’à n’importe quelle heure ».  
Ouvert du 03 au 10 mars 2014 sur les allées du COUD, l’exposition : « Le Coud, face à face : d’hier à aujourd’hui », est un moment de commémoration, de souvenir. Un moment qui permet à la nouvelle génération de revisiter un peu l’histoire du campus universitaire depuis les années 60 à nos jours.

samedi 22 février 2014

Maroc – Sénégal : ARSEREM : Un Diop à la place d’un autre.



Par L. Famara DIEDHIOU Avec lematin.ma
Au terme d’une Assemblée générale élective, Abdoulaye DIOP a été élu, à l’unanimité président de l’Association des sénégalais étudiants et stagiaires au Maroc, pour un mandat de deux ans.


Les sénégalais du Maroc voulaient le changement à la tête de l’ARSEREM. Ils l’ont obtenu récemment. Au terme d’une assemblée générale élective, Abdoulaye Diop a succédé à Abdou Diop aux commandes de l’Association des ressortissants sénégalais résidants au Maroc (ARSEREM) pour un mandat de deux ans.

En effet, depuis quelques temps, un vent d’alternance soufflait au cœur de la seule entité officielle représentative de la communauté sénégalaise installée au Maroc.

Des voix s’élevaient d’un peu partout invitant l’ancien président Abdou Souleye Diop de céder la place, afin qu’un autre puisse apporter une rupture dans la démarche au sein de l’entité.
L’explication donnée est que la communauté sénégalaise au Maroc a fortement évolué et donc l’association se doit d’évoluer aussi. Chose souhaitée, chose faite. Avec une seule abstention, l’assemblée a plébiscité Abdoulaye Diop à l’unanimité comme président.

Ce dernier s’est déjà mis aux dossiers et affiche une volonté de consacrer toute son énergie à la structure qu’il vient d’hériter. «Nous œuvrons pour l’épanouissement intégral de nos compatriotes régulièrement installés au Maroc, ainsi que pour le raffermissement des relations entre le Maroc et le Sénégal», a déclaré le tout nouveau président.

Il estime, avec son bureau, mettre l’accent sur l’instauration d’un cadre favorable à une intégration harmonieuse et réussie de la communauté sénégalaise. Son bureau va également « représenter et défendre les intérêts des sénégalais régulièrement installés au Royaume Chérifien », précise –t-il.

Estimée à plus de 50 000, la communauté sénégalaise au Maroc est l’une des plus représentées au pays de Mohammed VI. Les deux pays entretiennent depuis très longtemps des liens fraternels, basés essentiellement sur la coopération, les relations séculaires et multisectorielles.


Culture: Soirée époustouflante avec Gentleman à Douta Seck



Par L .Famara Diédhiou
Gentleman
Au Sénégal depuis le 18 février, Gentleman a livré un concert époustouflant ce mercredi à la Maison de la Culture Douta Seck, dans le cadre de sa première visite en terre sénégalaise. Son spectacle est organisé à l’initiative de l’Institut Goethe de Dakar.

Plongée dans une ambiance électrique aux couleurs européennes, la Maison de la Culture Douta Seck a failli refuser du monde ce mercredi 19 février. A 20 heures, un public hétérogène blanc comme noir, composé d’hommes et de femmes, a bravé la fraîcheur du soir qui sévit depuis quelques temps dans la capitale sénégalaise pour assister au premier concert du musicien allemand Gentleman.
Tilman Otto de son vrai nom, Gentleman est l’un des artistes reggae les plus connus d’Allemagne. Il s’est fait un nom sur la scène internationale grâce à sa chanson « Tabula rasa », sorti à l’an 2000. Il emploi un style de musique mélangé entre reggae « Roots et le Dancehall » et le hip hop.
  Une rude compétition de rappeurs locaux, pour le compte d’une des demi-finales du concours de rap « Flow Up », a ouvert la première partie du concert, pour tenir en haleine le public en attendant la vedette du jour. Pour les rappeurs en question, il s’agissait de Mass 36, Darkness, Cbp, Naza Squad, Three G Team, Moseuz, Moulaye, Onde De Choc, N Sense et Double Trouble.Il y avait  Xuman comme membre du jury,et  une prestation sur scène du rappeur  Matador.
Quelques minutes plus tard, deux charmantes choristes allemandes annoncent l’entrée en scène de la star allemande, provoquant au passage des cris de joie des fans, des ovations et des applaudissements d’un public très content que le spectacle commence enfin.
Casquette à la « Tol Pédro », ensemble jean de couleur bleu clair, micro à la main, le musicien allemand  gentleman  fait ainsi son entrée sous une lumière tamisée, à l’horloge, 22H 30. Moment choisi également  par les férus du reggae pour des « Yes », des « we love you », des « yes baby » etc.
Sa sortie sur scène est accompagnée par un de ses morceaux célèbres tiré dans son répertoire. La suite, devant un public conquis, est un échange de chants en chœur entre la star et les fans très excités.  Il a également joué de nouvelles chansons, prolongeant ainsi, la complicité avec le public jusque tard dans la nuit, avant de céder la place aux membres du jury de « Flow Up »  pour proclamer les résultats de la demi-finale du jour.
La fraicheur persistante et la fatigue ont eu raison du public qui se dispersait à petite goute laissant sur place des débris de verres cassées par terre, des bouteilles  de bière vides et de quelque individus continuant tranquillement le show.
La star internationale de reggae allemand sillonne le continent noir, depuis à peu près un mois maintenant. Avant le Sénégal, il s’est rendu au Ghana, en Ethiopie et en Gambie. Gentleman projette un grand show l’année prochaine au pays de la « Terranga » avec éventuellement la participation de Youssou Ndour.

samedi 15 février 2014

Journée mondiale de la radio:L’Unesco honore Hélène Harley

Par Lamine Famara DIEDHIOU
Mme Hélène HARLEY vedette du jour à l'Unesco-Bréda
La journée mondiale de la radio a été célébrée ce jeudi  13 février dans le monde. L’Onu a choisie cette occasion pour mettre l’accent sur l’égalité des genres et sur l’autonomisation des femmes à travers la radio. Au Sénégal, l’Unesco a mis le focus sur Mme Hélène Harley, première femme journaliste de radio. Un vibrant hommage lui a été rendu à l’Unesco-Bréda à cette occasion.

Qu’elle soit publique ou privée, la radio est le moyen de communication le plus populaire, mais aussi le plus accessible dans le monde. 

Elle a réussi à s’échapper  des averses des nouvelles technologies et continue de faire sa chevauchée dans ce monde de plus en plus globalisé. Anne-Thérèse Ndong-jatta,  Directrice de l’Unesco pour l’Afrique de l’ouest souligne que «c’est le média le plus populaire des technologies de l’information et de la communication (Tic) : deux milliards d’hommes et de femmes n’ont pas accès à la télévision ni à l’ordinateur, mais à la radio ».

C’est cette accessibilité, émaillée par une sous représentation de la gente féminine « aux micros » et « hors des micros » qui ont été au centre des préoccupations de tous les participants lors de  la journée mondiale de la radio. 
Un défaut à corriger selon Ban Ki Moon secrétaire général des Nations. « Il faut promouvoir la voix des femmes sur les ondes et derrières les micros », a déclare M. Ban Ki Moon par message. 
Pour cause,  le rapport de Onu femmes de 2011 montre que sur les personnes relayées  par les médias seulement  moins de 25%  concerne les femmes  et  75% sont des hommes. « Comment pouvons nous avoir une vision complète de l’humanité, si on entend que la moitié de ses effectifs ? », s’exclame Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, sur d’un enregistrement vidéo.

L’Hommage à Hélène Harley

A l’occasion de cette journée mondiale de la radio, l’Unesco, par son bureau régional de Dakar, a rendu un vibrant hommage à Mme Hélène Harley, pionnière de la radio au Sénégal.

La vedette du jour, devant des parents, confrères et consœurs, a reçu les compliments les plus poignants de l’assistance. Des témoignages les plus émouvants à ceux qui vous décrochent un fou rire étaient au rendez-vous.  « Volontaire, indépendante, travailleuse, à la voix claire et à la diction parfaite », les éloges n’ont cessé de pleuvoir sur cette figure emblématique du monde des médias. Passée par Radio Sénégal, Radio Mali et l’organisation de la radio télévision sénégalaise (actuel Rts), son parcours, décrit par ses proches  est tout simplement un spectaculaire et exemplaire pour la jeune génération.

La première femme journaliste de radio au Sénégal, devant un public acquis à sa cause, n’a pas trouvé beaucoup de mots pour s’exprimer. Elle s’est juste contentée de remercier l’Unesco. Elle s’est dite surprise que l’institution des Nations-Unies ait porté son attention sur sa « modeste personne ».  « J’ai beaucoup de bonheur et un sentiment de reconnaissance pour l’honneur que me fait l’Unesco » révèle-t-elle. « C’est le plus beau jour de ma vie », conclu-t-elle.

Avec cette distinction, c’est donc l’affirmation d’une réelle égalité des genres que l’Unesco veut instaurer dans le monde des médias.

jeudi 6 février 2014

Protection de données : La CDP « méconnu » du grand public.

Par L.DIEDHIOU
La Commission de protection des données personnelles (Cdp), une structure de régulation et de contrôle dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication, est « méconnu du grand public », a déclaré sa directrice des affaires juridiques et du contentieux, Yaye Fatou Camara Niang, ce mardi 4 février.

Madame Niang a souligné que la Cdp est entrain de « faire des efforts pour se faire connaitre des particuliers ». Elle précise qu’au « départ  notre structure travaillait dans l’ombre, parce que n’ayant pas de budget ». « Mais depuis décembre 2013, le ministère du travail nous a allouée un budget de fonctionnement ; ce qui nous a permis de bien mener nos activités ». « Et, actuellement, la Cdp fait un effort de se diriger vers les particuliers pour leur expliquer l’enjeu des données personnelles ».

Selon les spécialistes, les données personnelles sont l’ensemble des informations qui permettent d’identifier directement ou indirectement une personne physique (état civil, adresse, compte bancaire, numéro de téléphone, etc.). Madame Niang s’exprimait devant les étudiants de la 43ème promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Ces derniers étaient en visite dans les locaux de la Cdp, dans le cadre de leur sortie pédagogique.

A la question sur la nature de la sanction en cas d’utilisation frauduleuse de données personnelles, la directrice des affaires juridiques se veut rassurante. Elle souligne que  la sanction est purement pécuniaire ; après la mise en demeure et l’avertissement. Elle peut aller  de « 1 à 100 millions de francs CFA », affirme-t-elle.

La Cdp, une autorité administrative indépendante, composée de onze membres, est  logée au secrétariat général du gouvernement. Crée par la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008, son objectif principal est de définir les conditions de traitement des données à caractère personnel. Dans le monde, il y a 68 autorités de protection des données personnelles dont 24 dans l’espace francophone et 9 en Afrique.


jeudi 30 janvier 2014

Justice Internationale : Pieter Jan Kleiweg De Zwaan, « le Sénégal, un pont entre la CPI et les Africains ».

Par L. DIEDHIOU

L'ambassadeur des Pays-Bas et le corps formateur du Cesti.
Dans sa traditionnelle activité pédagogique dénommée Carrefours d’actualité, le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) a reçu hier mercredi 29 janvier, le chef de la diplomatie néerlandaise à Dakar, son Excellence Pieter Jan Kleiweg De Zwaan. Il s’est prononcé sur plusieurs sujets d’actualité dont la polémique sur la Cour pénale internationale. Il considère que le Sénégal adopte une posture plus souple, concernant les poursuites contre certains dignitaires africains.


A la question si « la Cour pénale internationale (CPI) est-elle raciste », le Sénégal y joue la carte de la diplomatie, selon l’ambassadeur des Pays-Bas.

Le chef de la diplomatie néerlandaise au Sénégal, Son Excellence Pieter Jan Kleiweg De Zwaan,  faisait face aux étudiants journalistes du Cesti, ce mercredi 29 janvier, dans le cadre d’un carrefour d’actualité. Le diplomate estime que notre pays constitue un « pont » entre d’une part, la position radicale de certains dirigeants africains et d’autre part des européens défenseurs des droits de l’Homme, sur les poursuites enclenchées contre des leaders africains par la Cour.

En effet, le tribunal international de la Haye a lancé des mandats d’arrêts internationaux contre des dignitaires africains, dont l’actuel président du Kenya Uhuru Kenyatta, et son vice président ou encore le président soudanais Oumar El Bachir.  A cet effet,  l’Union africaine  proteste et qualifie la cour internationale de raciste. Car  pour l’organisation africaine, la CPI ne jette son dévolu uniquement que sur les africains.

Sur cette analyse, « la CPI n’est pas raciste », martèle l’ambassadeur. « Elle ne poursuit que les personnes qui ont violé les droits humains et commis des crimes contre l’humanité », ajoute-t-il. « Il n’y a pas d’immunité pour des gens qui ont bafoué les droits de l’Homme. Sinon ça serai encourager l’impunité et la pervertie des commanditaires » selon toujours le diplomate. « Et d’ailleurs, ce sont les africains eux même qui donnent de la légitimité à la cour internationale, car elle compte aujourd’hui 34 pays africains ayant ratifié le statut de Rome », conclu –t-il.

lundi 27 janvier 2014

Médias: les femmes dans la presse: une présence "quasi marginalisée".

Par L. DIEDHIOU
De la gauche vers la droite M.Ibrahima Sarr,
 Mamadou Kassé,Mme Senghor et M. Tidiane Kassé.
La présentation du rapport sur le monitoring femme-médias de mars à avril 2013, mené par « Article 19, » a été l’objet de la 2ème édition des carrefours d’actualité du Cesti, ce mercredi 22 janvier dernier. Le document met en exergue la «marginalisation» des femmes dans le contenu de la presse.

La rencontre a regroupé la société civile, le corps formateur du Cesti et les étudiants journalistes.

Les intervenants, ont unanimement  souligné « la marginalisation » des femmes dans l’espace médiatique, dont M. Ibrahima Sarr, Directeur du Cesti. Il précise qu’il n’y a presque pas d’évolution sur la représentation de la gente féminine dans la presse. A cet effet, il rappel que son école fait des efforts considérables,  pour mettre dans le milieu professionnel, des journalistes outillés sur les questions genres.

Les journalistes doivent s’accaparer  la méthode de monitoring initié par « Article 19 », pour en faire un outil de plaidoyer, selon le journaliste Tidiane Kassé. Cette approche permettra de faire une analyse qualitative et quantitative, afin de mieux comprendre comment les médias parlent des femmes, poursuit-il. Il formule que,  c’est seulement à cette voie que les médias parleront d'elles comme sujets d’actualité et non comme « objets » d’information. 

En présentant les résultats du rapport qui ont concerné la presse écrite (« Le Soleil », « L’Observateur » et « Le Quotidien »), la radio (RFM, Sud Fm, Zik Fm, Rsi) et les télévisions (2S Tv, Tfm, Rts, Walf Tv), M. Kassé a montré, chiffres à la clé que les femmes occupent une place mineure dans le traitement de l’information par les médias. 
Pour la radio, sur les 1388 éléments reportés dans les quatre médias précités, 83 sujets  sont sacrés aux questions de femmes. Pour les journaux, sur les 2157 articles publiés, 204 concernent les femmes.

Madame Fatou  Jagne Senghor, directrice régionale de « Article 19 » a tenu à préciser que c’est la mise en place de la loi sur la parité, qui l’a incité à mener cette étude, pour apporter la lumière sur la présence des femmes dans la presse.

« Article 19 » est une organisation internationale indépendante des droits humains. Elle œuvre pou la promotion, la protection et la défense de la liberté d’expression.
Elle tient son nom de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948, garantissant la liberté d’expression.

vendredi 24 janvier 2014

Circulation : accrochage au rond point Fann.




Un vélo endommagé
Encore un autre incident à l’intersection de l’hôtel le Relais, au rond point Fann, en face du restaurant « On the run ». De là, un jeune garçon à bord de son vélo, s’est fait sauvagement rentré dedans par un car « super » ce mercredi, aux environs de 20h et demi. Revenant d’une séance d’entrainement, l’adolescent rentrait tranquillement chez lui. Alors qu’il freinait pour laisser passer des piétons, un car « super » lui  heurta violemment par derrière. Un contact qui a obligé le jeune homme à faire un bond en avant de quelques mètres, se roulant par terre pour se soustraire. Constatant, qu’il vient d’échapper belle à une mort certaine, le garçon se releva, les yeux rivés sur son pauvre vélo complètement endommagé. Sous le choc, une empoignade s’en suit entre le chauffeur du car et la victime.

 Il a fallu l’intervention d’un monsieur pour calmer les ardeurs. Situant les responsabilités, le sieur a réussi à faire dédommager la victime par le conducteur du car, libérant ainsi la circulation qui s’obstruait.

Les commerçants du coin, témoins de l’incident estiment que c’est la énième fois ce genre d’accident arrivent sur ce rond point. Ils invitent les conducteurs et les piétons à la vigilance.

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